René Char,
'La sieste blanche', in Les Matinaux
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Agrégé de Lettres, professeur de français, latin
et grec, et davantage familier de la littérature que de la
photographie, j'éprouve celle-ci comme un langage; et, comme
tout langage, la photographie est relation et échange.
Photographier est d'abord remercier: regarder est une joie, et
une nourriture.
Celles-ci n'ont de sens que partagées.
A travers mes photographies, c'est souvent moins moi qui parle, ou
exprime des émotions, que la nature et le monde qui me semblent
me tenir un langage singulier, me conter des histoires, que
j’essaie de recueillir.
Ainsi, que je fasse des abstractions, que je photographie des ruines,
ou même lorsque je regarde la flore et la faune, je
m'intéresse d'abord aux figures imaginaires que semble dessiner
le réel. J’essaie de tout percevoir avec un regard aussi
étonné que celui de l’enfant qui voit un chien dans
une pierre, un papillon dans un mouchoir qu’on agite, ou une
sorcière dans un nuage.
Mon projet n’est pas de reproduire le réel, ni d’en
témoigner, mais d’en transcrire l’enchantement.
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MAI-JUIN 2011 : ''Contes de l'inerte'' à la Médiathèque de Nantua
AVRIL 2010-MAI 2011 : ''Visions à la Grande Vapeur'' au Centre Culturel Aragon d'Oyonnax
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